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« J’espère que mon bébé ne vivra pas la guerre » Nabeel, 29 ans

Syrie

Um Nabeel a 29 ans et vit avec sa famille dans le sud de la Syrie. En 2012, alors qu’elle secourait des personnes touchées par un bombardement, elle s’est fait tirer dessus et a été grièvement blessée. Après avoir passé plusieurs mois paralysée, Um Nabeel peut aujourd’hui se déplacer à nouveau, grâce à l’aide de Handicap International et de son partenaire local.

Um Nabeel et sa famille

Um Nabeel et sa famille | © Handicap International

Um Nabeel est l’une de ces héroïnes ordinaires dont on n’entend que peu parler. Dès le début de la crise syrienne, cette mère de famille s’est dévouée pour aider les victimes du conflit. Mais il y a quatre ans, tout a changé en un instant. « C’était en décembre 2012, » raconte Um Nabeel « Ce jour-là, j’étais partie secourir les victimes d’un bombardement, proche de chez moi. Alors que j’aidais à sortir les gens des décombres, quelqu’un m’a tiré dans la tête. J’ai été transportée à l’hôpital mais ma blessure était si grave que l’on m’a ensuite transferée dans un autre établissement, en Jordanie.

L’accident a eu lieu des années, mais les blessures d’Um Nabeel sont toujours présentes. La mère de famille suit régulièrement des sessions de kinésithérapie pour se rétablir. Sous les yeux admiratifs de sa famille et du kinésithérapeute, Mohammad, Um Nabeel continue de raconter son histoire : « Je suis restée inconsciente pendant un mois, puis lorsque je me suis réveillée, j’étais complètement paralysée. J’étais aussi devenue partiellement sourde. J’ai commencé à suivre des sessions de kinésithérapie à l’hôpital où je suis restée pendant des mois, puis j’ai continué à mon retour en Syrie. » Handicap International, à travers sa collaboration avec son partenaire local, a fait don à Um Nabeel d’une chaise toilette, de béquilles et d’orthèses pour faciliter ses mouvements. Après quelques sessions de kinésithérapie à domicile, Um Nabeel a décidé qu’elle se rendrait désormais au centre de réadaptation pour les séances suivantes. Grâce à ses nouvelles orthèses et aux exercices quotidiens, elle peut se déplacer à nouveau.

Malgré ses migraines constantes et ses difficultés d’audition, Um Nabeel est déterminée à aller mieux. Elle souhaite se déplacer aussi aisément qu’avant l’accident, pour pouvoir de nouveau aller secourir les autres. Comme de nombreuses personnes auxquelles Um Nabeel venait en aide, sa maison a été bombardée et elle est désormais déplacée, avec sa famille, dans un autre village de Syrie. Mais toutes ces difficultés ne semblent que motiver davantage Um Nabeel à se remettre rapidement sur pied.  

Enceinte de son cinquième enfant, elle est d’un optimisme à toute épreuve. « J’espère que mon bébé ne vivra pas la guerre », confie-t-elle. Um Nabeel et son mari ne savent pas encore si le nourrisson sera une fille ou un garçon, mais pour elle, cela ne semble pas important. « Je souhaite juste que nos conditions de vie s’améliorent, que la guerre se termine en Syrie. Je veux un bel avenir pour ma famille. »

Nizar, le mari d’Um Nabeel, semble partager l’avis de son épouse. Depuis l’accident, il consacre tout son temps à prendre soin d’elle et des enfants. Ceux-ci vont encore à l’école, mais leur scolarité est souvent interrompue, au rythme des bombardements. Les parents ne montrent rien de leur inquiétude à leurs enfants et rêvent que cette guerre, qui semble interminable, prenne fin. A travers sa persévérance, Um Nabeel souhaite également leur enseigner un message essentiel : celui de toujours garder espoir et d’aller de l’avant, en dépit des drames de la vie et des difficultés sur leur chemin.

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