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Joha alerte les enfants contre les explosifs

Mines et autres armes
Syrie

Handicap International mène avec plusieurs partenaires locaux des séances d’éducation aux risques en territoire syrien, en priorité auprès des populations déplacées par les violences. L’intensité des bombardements qui laissent de nombreuses zones contaminées par les restes explosifs de guerre, l’utilisation de mines et d’engins explosifs improvisés exposent les civils aux dangers d’une explosion. Laurent Davy, responsable des programmes Syrie à Handicap International, explique toute l’importance de sensibiliser les Syriens à cette menace.

Un enfant dessine une zone contaminée par les mines et restes explosifs de guerre lors d’une séance de sensibilisation.

Un enfant dessine une zone contaminée par les mines et restes explosifs de guerre lors d’une séance de sensibilisation. | © Handicap International

« C’est une des premières fois que nous menons des programmes d’éducation aux risques alors qu’un conflit est toujours en cours. Jusqu’à maintenant, Handicap International intervenait une fois la paix retrouvée et signée. Mais les besoins sont réellement pressants. Le niveau de pollution par les mines et les restes explosifs est extrêmement élevé en Syrie. Beaucoup de personnes sont exposées à ces dangers, notamment celles déplacées par les violences et qui se retrouvent dans un  environnement – un quartier, un village, etc. - totalement nouveau, qu’elles ne connaissent pas.

« C’est pourquoi nous cherchons à nous adresser en priorité aux déplacés, principalement aux femmes et aux enfants. Ces derniers peuvent apporter des changements au sein de leur foyer en influençant les habitudes de leurs parents et de leurs proches. Nous privilégions également les zones assiégées ou difficilement accessibles.

La marionnette Joha

« Pour les enfants, nous avons entre autre créé un spectacle de marionnettes avec un personnage, Joha, qui fait des bêtises, se met en danger et fait réagir les enfants. ‘Non Joha ! Ne va pas là, c’est dangereux, il y a une mine !’ Ce spectacle vise à inculquer aux enfants les bons réflexes : quand on voit un objet inconnu, on ne touche pas, on ne s’approche pas, on avertit une grande personne. Les enfants apprennent également à reconnaître la signalisation indiquant un danger et à en créer eux-mêmes ce qu’ils ont sous la main : des branches, une pierre…

« Nous employons également un pick-up muni d’un haut-parleur pour diffuser des messages dans certains quartiers. Nos équipes font également du porte à porte, distribuent des flyers d’information et sensibilisent les habitants aux risques des mines et restes explosifs.

« L’anéantissement de toute économie a entraîné la disparition de sources de revenus pour les familles, ce qui fait que de nombreux adultes et même des enfants collectent les morceaux de métaux qu’ils trouvent sur le sol pour les revendre. Or, ces morceaux de métaux peuvent être des restes explosifs ou des engins explosifs improvisés.

« La contamination par les restes explosifs et les mines sera encore forte de nombreuses années après le conflit. Les activités d’éducation aux risques permettent de réduire le nombre d’accidents. »  

Près de 400 000 personnes ont déjà été sensibilisées aux risques liés aux mines et restes explosifs de guerre par Handicap International et ses partenaires depuis janvier 2013. 

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[2] La Convention d’Ottawa interdit l'acquisition, la production, le stockage et l'utilisation des mines antipersonnel. La Convention a été ouverte à signature le 3 décembre 1997. Elle est entrée en vigueur le 1er mars 1999. 162 sont Etats parties à la Convention. 1 Etat en est signataire. 

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