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Trois ans après avoir été blessé, Mahmoud a enfin accès à un traitement de réadaptation.

Réadaptation Urgence
Jordanie Syrie

Mahmoud, comme des millions de civils syriens, n’a eu d’autre option que de fuir son pays. Grièvement blessé à la jambe par des éclats d’obus, il vit maintenant en famille au camp d’Azraq en Jordanie et reçoit la visite régulière d’une équipe d’Handicap International. L’association apporte son aide aux réfugiés syriens en Jordanie grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO).

G. Vandendaelen / Handicap International

Mahmoud est arrivé de Syrie avec son épouse et leurs 3 enfants le 24 mai dernier. Dans l’immense camp d’Azraq, il dit se sentir enfin en sécurité. Grièvement blessé il y a 3 ans, Mahmoud a d’abord cherché refuge en Syrie même avant de prendre récemment  la décision fuir vers la Jordanie. «Quitter notre pays n’a pas été une décision facile, mais nous ne pouvions continuer à vivre constamment sous la menace des bombardements»  nous explique Mahmoud.

Mahmoud se souvient bien de cette journée où sa vie et celle de sa famille a basculé : « Je me rendais au travail comme tous les jours, et puis il y a eu ce bruit terrifiant. Je me suis réveillé à l’hôpital surpris d’être encore en vie ».

Mahmoud a été grièvement blessé à la jambe, une fracture ouverte au fémur, atteint comme de trop nombreux civils par des éclats d’obus ou bombes artisanales. En Syrie on lui a placé un fixateur interne, une tige de métal qui maintient ensemble les parties de son fémur fracturé.

Avant son arrivée au camp d’Azraq et la rencontre avec les équipes d’Handicap International, Mahmoud  n’avait jamais reçu de soin de réadaptation, ce qui explique que 3 ans après avoir été blessé, il marche toujours très difficilement.

Privé de soins de kinésithérapie, et donc très limité dans ses mouvements, il ne pouvait, en Syrie, travailler pour subvenir aux besoins de sa famille. Depuis son arrivée à Azraq, Mahmoud est suivi par Handicap International à raison d’une fois par semaine, il progresse lentement mais surement.

Ce travail de rééducation sera long. « Nos sessions ont pour objectif de renforcer sa musculature, d’améliorer son endurance à la marche mais aussi de rendre à son genou une certaine souplesse» explique Noor, kinésithérapeute pour Handicap International.

L’épouse de Mahmoud  a été désignée comme accompagnante, maillon essentiel du travail de réadaptation, c’est elle qui assiste Mahmoud dans ses gestes du quotidien et qui l’aide, entre 2 sessions de réadaptation, à s’exercer physiquement, chaque jour, en suivant un programme établi par Handicap International. Pour Mahmoud, tout déplacement hors de son abri reste un véritable défi, surtout lorsqu’il s’agit d’aller chercher de l’eau et de marcher pendant 30 minutes sur un le sol rocailleux du camp d’Azraq.

Mahmoud aimerait donc d’abord pouvoir vivre plus près d’un point d’eau.  Une fois qu’il ira mieux, il aimerait pouvoir sortir du camp et travailler.

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