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Un modèle de détermination

Réadaptation
Syrie

Eisa vit dans le nord de la Syrie. En 2013, il a été blessé lors d’un accident de la route. Un an plus tard, il a dû fuir son village en Syrie et s’est réfugié dans le nord du pays. Là-bas, une équipe de Handicap International l’assiste à travers des sessions de kinésithérapie et lui a fait don de matériel pouvant l’aider à se déplacer.

Eisa et son fils, devant chez eux.

Eisa et son fils, devant chez eux. | © Handicap International

Lorsque l’équipe de Handicap International frappe à la porte de chez lui, Eisa vient l’accueillir avec sa petite fille dans les bras et invite les professionnels à s’installer dans son salon. Il y a quelques années, ce père de deux enfants aurait été dans l’incapacité d’effectuer ce geste simple, de marcher ou même de respirer correctement. Difficile de l’imaginer dans une telle condition lorsqu’on le voit aujourd’hui… Eisa semble en forme et presque rétabli de cette accident qui, il y a trois ans, a changé le cours de sa vie.

Alors qu’il s’installe auprès des de l’association, il se remémore le jour où tout a basculé. « J’étais au Liban à l’époque, les frontières étaient encore ouvertes… Ce jour-là, j’étais sur mon vélo lorsque j’ai été renversé. Je me suis réveillé à l’hôpital, les vertèbres fracturées, totalement paralysé et avec une grande difficulté à respirer. » Les médecins opèrent Eisa plusieurs fois mais les frais de santé au Liban sont tels que le Syrien doit quitter le pays, huit jours seulement après son accident. Il décide alors de rentrer en Syrie Il est alors hospitalisé à nouveau mais lorsqu’il rentre finalement dans sa maison, Eisa est loin d’être rétabli.

La convalescence sera longue et il en est conscient. Il lui faudra 6 semaines pour respirer correctement, 5 mois pour pouvoir de nouveau se tenir debout… Mais Eisa ne désespère pas : il est déterminé à retrouver toutes ses capacités. Peu à peu, il se rétablit et devient père d’une petite fille, qui vient agrandir la taille de sa famille.

En 2014, les choses se compliquent à nouveau pour Eisa et ses proches. Le conflit qui ravage la Syrie amène la famille à se déplacer dans un autre village du pays. Mais dans la tragédie de son déplacement, Ali est amené à faire connaissance de l’association.

Eisa rencontre les équipes Handicap International. L’association lui propose directement des sessions de kinésithérapie, qui l’aideront dans ses déplacements quotidiens.

Eisa, très motivé, accepte immédiatement cette proposition. « Ce qui me frappe chez lui c’est sa patience et sa motivation », explique Abu Zyad, kinésithérapeute. « Lors de nos premières sessions, Eisa souhaitait vraiment progresser : il refusait même parfois les béquilles, qui auraient pu faciliter ses mouvements, déterminé à marcher de façon totalement indépendante. »

Aujourd’hui, grâce à ses efforts, Eisa est capable de s’occuper de ses enfants lorsque sa femme part travailler et il peut conduire sa voiture. Bientôt, il aimerait être en mesure de porter des objets lourds de lui-même et pouvoir travailler à nouveau. Handicap International l’aide dans cette démarche, en continuant ses soins de réadaptation. Depuis le début du conflit en Syrie, près de 10 000 personnes ont pu bénéficier des séances de kinésithérapie dispensées par Handicap International au sein du pays.

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