Go to main content
 

Haïti : « L’ouragan Matthew continue de faire des ravages »

Urgence
Haïti

L’ouragan Matthew a frappé Haïti le 4 octobre 2016. Un mois après, 1.4 million de personnes ont toujours besoin d’une aide humanitaire. De plus, des pluies diluviennes se sont récemment abattues sur le sud et le nord du pays, et de nombreuses routes sont complètement bloquées par des inondations. Handicap International poursuit son intervention d’urgence auprès des victimes de l’ouragan.

Handicap International

« A ce jour, les ressources financières sont encore totalement insuffisantes par rapport à l’ampleur de la catastrophe. Les moyens ne sont pas suffisants pour être certains de pouvoir accompagner les populations haïtiennes dans cette nouvelle épreuve et les aider une fois de plus à se relever. Dans certaines zones, qui ne sont toujours pas accessibles, les conséquences de l’ouragan Matthew continuent de faire des ravages, les personnes meurent en silence », explique Hélène Robin, responsable des actions d’urgence pour Handicap International. « Nos équipes déploient cependant toute l’énergie nécessaire pour venir en aide aux populations ».

Réadaptation et soutien psychologique
Dès les premiers jours qui ont suivi la catastrophe, deux équipes mobiles, composées de trois experts , ont été déployées dans la ville des Cayes afin de prendre en charge des personnes blessées. Chaque équipe a évalué l’état des hôpitaux et des services de réadaptation, a fourni des fauteuils roulants, béquilles et des déambulateurs, a mené des séances de réadaptation et proposé un soutien psychologique aux victimes de la catastrophe. De nouvelles équipes en cours de constitution seront prochainement déployées dans la ville des Cayes, et ensuite à Jérémie.

Distribution de kits d’urgence, kits d’hygiène et d’articles ménagers
Handicap International prépare également la distribution de  kits d’urgence  - permettant aux populations affectées de se loger et de retrouver des conditions de vie décentes, des kits d’hygiène et des articles ménagers essentiels , afin de limiter le développement d’épidémies telles que le choléra. L’association a déjà déployé deux urgentistes dans le département des Nippes afin d’identifier les personnes les plus vulnérables dans cette région et d’organiser la distribution de 1 000 kits.

Tenir compte des plus fragiles
 « Dans le département de Grande Anse et du Sud, nous identifions également les personnes les plus vulnérables – chefs de ménage isolés, femmes enceintes, personnes âgées ou handicapées, et nous accompagnons les acteurs humanitaires afin qu’ils tiennent compte des plus fragiles et leur permettent d’avoir accès à leurs services humanitaires », ajoute Hélène Robin.

Contraintes logistiques
Si Handicap International vise à répondre aux besoins des victimes affectées par la catastrophe, l’association est confrontée à des contraintes logistiques de taille : « Suite à l’ouragan, de nombreuses routes ont été coupées et des ponts, endommagés. De plus, dans le Sud et le Nord du pays, des inondations compliquent les déplacements et l’accès auprès des personnes qui ont besoin d’aide », explique Hélène Robin.
Afin de favoriser l’acheminement de l’aide humanitaire auprès des populations reculées, par voie maritime ou terrienne, Handicap International a mis en place une plateforme logistique dans la ville des Cayes et celle de Jérémie. « L’objectif est de permettre aux acteurs humanitaires qui interviennent dans les zones reculées de recevoir les biens à destination des populations et de les distribuer à ceux qui en ont besoin », complète Hélène Robin.

Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Vous désirez un complément d'informations ?

Je suis là pour vous renseigner

Claude BRIADE
Directeur Marketing et Communication
(+352) 42 80 60 40
c.briade@hi.org

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

Les réfugiés rohingyas se préparent à affronter la pluie et les cyclones
© E.Pajot/ HI

Les réfugiés rohingyas se préparent à affronter la pluie et les cyclones

Le plus grand camp de réfugiés du monde est construit sur des collines déboisées, dans une zone sujette aux inondations, au sud du Bangladesh. Avec les pluies attendues en avril et la menace imminentes des cyclones, le personnel de HI se prépare aux conséquences pour les plus vulnérables des inondations et des glissements de terrain.

Le centre de réadaptation d’une ONG partenaire de HI détruit dans la Goutha orientale
© Handicap International

Le centre de réadaptation d’une ONG partenaire de HI détruit dans la Goutha orientale

L’escalade extrême des bombardements dans la partie orientale de la Ghouta assiégée depuis les dernières 72 heures a fait plus de 300 victimes civiles et causé des dommages très importants aux infrastructures – particulièrement aux hôpitaux, aux cliniques et aux abris où les civils ont trouvé refuge. 390 000 civils sont assiégés et soumis à des bombardements intensifs, à des attaques aériennes et à des de bombes barils, dans l’enclave de la Ghouta orientale, avec un accès de plus en plus difficile à l’eau, la nourriture et aux médicaments.

« J’ai compris à quel point sa vie avait changé »
© HI / P. Poussereau

« J’ai compris à quel point sa vie avait changé »

Farhana, kinésithérapeute chez HI, travaille au camp de Kutupalong au Bangladesh, l’un des plus grands camps de réfugiés du monde. Ibrahim est l’un des 600 000 réfugiés rohingyas ayant fui les violences qui ont éclaté au Myanmar en août 2017. Lourdement blessé, sa vie a radicalement changé. Farhana raconte sa rencontre avec Ibrahim et le travail qu’ils ont fait ensemble.