Go to main content
 

« Je rêve de retourner chez moi »

Urgence
Irak

Reema a 72 ans et elle est originaire de Gogjali, un village frontalier à la ville de Mossoul. Il y a trois semaines, les combats l’ont amenée à trouver refuge dans le camp de déplacés de Khazer, avec sa famille. Souffrant de multiples maladies, Reema ne survit qu’avec l’aide de sa famille. Les équipes d’urgence de Handicap International lui ont rendu visite.

 Reema avec sa petite fille Dhoha, au sein de leur tente, dans le camp  de Khazer.

Reema avec sa petite fille Dhoha, au sein de leur tente, dans le camp de Khazer. | © E. Fourt / Handicap International

Lorsque l’équipe de Handicap International frappe à la porte de la tente de Reema, c’est une jeune fille vêtue d’un long manteau qui les salue. Dhoha invite les kinésithérapeutes de l’association à entrer, en leur expliquant doucement : « Vous devez rencontrer ma grand-mère, elle a besoin de vous. » Assise sur un fin matelas posé sur le sol, Reema invite les professionnels de l’association à s’installer dans la tente. « Je souffre de diabète et d’artrite, je ne peux plus marcher et je suis très fatiguée », leur dit-elle, alors qu’ils s’asseyent à leur tour. Dhoha s’installe auprès de sa grand-mère et essaie de la protéger du froid en lui frottant le dos.

Reema demande à sa petite fille d’allumer le poële, pour essayer de réchauffer un peu la tente. Dehors, le vent souffle alors que Reema se livre aux professionnels de l’association. « Nous venons de vivre plus de deux ans d’horreur », raconte-t-elle tristement. « Pas un jour ne s’est écoulé, au cours des deux dernières années, sans que je n’ai pleuré. Ici, il fait très froid, surtout la nuit. Mais au moins, la peur nous a quitté. » Reema raconte aussi sa fuite et comment, il y a quelques semaines, elle est arrivée dans ce camp. « Cela a été très dur », explique-t-elle. « Nous sommes partis à pieds. Mes enfants et petits-enfants me poussaient à tour de rôle, dans mon fauteuil roulant. Dhoha est constamment avec moi, elle m’aide énormément », ajoute-t-elle en regardant tendrement sa petite fille. « Ca me fait plaisir de le faire, grand-mère », répond l’adolescente.

Les professionnels de Handicap International s’enquièrent ensuite de l’état de santé de Reema. « Ici, je vais tout de même un peu mieux qu’à Gogjali, je me sens moins fatiguée », répond-t-elle. « J’arrive enfin à dormir et je pense que ça m’aide. » La vieille dame admet tout de même souffrir de son manque de mobilité et de douleurs persistantes au niveau des genoux. Salam, kinésithérapeute, lui donne quelques conseils pour que son état s’améliore. Il explique également à Dhoha les exercices de réadaptation qu’elle peut faire faire quotidiennement à sa grand-mère. Bientôt, il apportera une chaise et un déambulateur à Reema, pour qu’elle puisse se déplacer plus facilement dans le camp.

Avant que les professionnels de l’association ne quittent sa tente, Reema leur confie ses espoirs. Elle voudrait pouvoir un jour retourner chez elle, avec le reste de sa famille. « Et cette fois, c’est moi qui prendrait soin d’eux. Je commencerai en leur cuisinant un bon repas… », conclut-elle.

Nos actions
pays
par pays

Contactez-nous

Vous désirez un complément d'informations ?

Je suis là pour vous renseigner

Claude BRIADE
Directeur Marketing et Communication
(+352) 42 80 60 40
c.briade@hi.org

Aidez-les
concrètement

Pour aller plus loin

« J’ai compris à quel point sa vie avait changé »
© HI / P. Poussereau
Urgence

« J’ai compris à quel point sa vie avait changé »

Farhana, kinésithérapeute chez HI, travaille au camp de Kutupalong au Bangladesh, l’un des plus grands camps de réfugiés du monde. Ibrahim est l’un des 600 000 réfugiés rohingyas ayant fui les violences qui ont éclaté au Myanmar en août 2017. Lourdement blessé, sa vie a radicalement changé. Farhana raconte sa rencontre avec Ibrahim et le travail qu’ils ont fait ensemble.

« Je ne veux pas être un fardeau pour ma famille »
©HI / Philippa Poussereau
Urgence

« Je ne veux pas être un fardeau pour ma famille »

Parmi les 625 000 réfugiés Rohingya au Bangladesh, plusieurs centaines vivent avec un handicap grave. Leurs familles doivent lutter pour prendre soin d’eux dans les conditions de vie difficiles des camps. Noorayesha est partiellement paralysée et ne peut pas quitter sa tente.

Handicap International au chevet des victimes des crises oubliées
©Henri Bonnin / Handicap International
Urgence

Handicap International au chevet des victimes des crises oubliées

Les Nations unies viennent de déclarer la crise qui secoue la République Démocratique du Congo (RDC) comme une urgence de Niveau 3, une qualification qui implique une situation massivement dégradée à travers le pays. Handicap International, qui intervient sur plusieurs fronts et depuis 1994 en RDC, mène des projets auprès des personnes les plus vulnérables dans la région du Kasaï (centre), mais aussi dans le Kivu (Est) et à Kinshasa.