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Le centre de réadaptation d’une ONG partenaire de HI détruit dans la Goutha orientale

Urgence
Syrie

L’escalade extrême des bombardements dans la partie orientale de la Ghouta assiégée depuis les dernières 72 heures a fait plus de 300 victimes civiles et causé des dommages très importants aux infrastructures – particulièrement aux hôpitaux, aux cliniques et aux abris où les civils ont trouvé refuge. 390 000 civils sont assiégés et soumis à des bombardements intensifs, à des attaques aériennes et à des de bombes barils, dans l’enclave de la Ghouta orientale, avec un accès de plus en plus difficile à l’eau, la nourriture et aux médicaments.

Un centre de réadaptation physique détruit par les bombardements

© Handicap International

  • Un centre de réadaptation physique d'une organisation partenaire de HI a été totalement détruit après deux bombardements distincts mardi 20 et mercredi 21 février.
  • Ce mardi 20 février, une première bombe-baril a détruit partiellement les étages supérieurs du centre.
  • Le mercredi 21 février, un missile a de nouveau frappé le centre, détruisant ce qu’il en restait. Les familles qui ont cherché à se mettre à l’abri dans le sous-sol du centre, deux étages au-dessous du niveau du sol, ont dû être déterrées – toutes vivantes – piégées pendant des heures sous les décombres.
  • Jusqu'à 100 civils - le personnel, leurs familles et leurs voisins - se réfugiaient dans le centre de réadaptation pensant qu’il était plus sûr que leur propre maison.  Grâce à une évacuation rapide des lieux, seules des blessures sont à constater.
  • Une ambulance de l’organisation partenaire a également été touchée par un autre bombardement. Le médecin et l’infirmière à bord n’ont pas survécu, tandis que l’enfant qu’ils transportaient vers un établissement médical a été blessé.

 

«Cette semaine, les bombardements systématiques se sont intensifiés une fois de plus. Nous ne pouvons pas faire notre travail auprès de personnes blessées dans la Ghouta orientale qui ont besoin de soins de réadaptation, explique un personnel médical d’une organisation locale de santé. La seule exception, c’est que les ambulances qui continuent à répondre aux urgences, malgré les bombardements continus. »

« J'espère que vous contribuerez tous à faire entendre la voix des citoyens de cette région. Nous appelons à vous tous pour mettre fin ce massacre et à arrêter cette machine de guerre criminelle », poursuit-il.

 

  • En raison des bombardements intenses, les travailleurs humanitaires d’autres zones de l’enclave n’ont pas pu accéder au centre, car le risque d’être touché sur le chemin était trop élevé.
  • Le centre prodigue habituellement des soins de réadaptation à 90 patients par mois.
  • Des milliers d’autres personnes sont coincées chez elles, sans pouvoir se mettre à l’abri en sous-sol ou  dans des infrastructures de santé. Les travailleurs humanitaires doivent travailler la nuit durant des accalmies pour fournir le peu d’aide humanitaire qu’ils peuvent, après des mois de siège. Les tirs en réponse, de la Ghouta orientale vers le centre de Damas, ont aussi causé la mort de dizaines de civils.
  • L’augmentation extrême des violences depuis janvier 2018 est une des pires depuis des années, particulièrement à Idlib, Afrin et dans la Ghouta orientale. Ce sont toutes des zones densément peuplées. Des travailleurs humanitaires et du personnel médical local rapportent à HI que les besoins explosent parmi la population civile de ces zones, qui est prise au piège sans abris sûrs où se réfugier.

 

Handicap International appelle à un cessez-le-feu et à un accès humanitaire immédiat à la zone.

Handicap International rejoint l'appel du Conseil de sécurité de l'ONU et d'autres organisations humanitaires - syriennes et internationales - pour un cessez-le feu dans l’ensemble de la Syrie et une levée des sièges existants, y compris la Ghouta orientale. 

L’ONG appelle à un accès humanitaire soutenu et accru dans toute la Syrie, y compris dans les zones assiégées et difficiles à atteindre. Les évacuations médicales d'urgence doivent être immédiatement autorisées et conduites de manière sûre et régulière. Les acteurs humanitaires travaillant en Syrie doivent être protégés conformément au droit international humanitaire.

En septembre 2015, l’ONG a lancé une campagne internationale de mobilisation pour que cessent les bombardements des civils. Elle se donne pour objectif de réunir 1 million de signatures d’ici à septembre 2018  www.stopbombing.fr 

Interviews 
Jean-Pierre Delomier, directeur de l’Action Humanitaire de Handicap International
Anne Héry, directrice du plaidoyer de Handicap International.

Pour toute demande d’interview du Directeur de Handicap International Luxembourg, Martin Lagneau, veuillez contacter Camille Barbi au
+352 42 80 60 23 ou par mail : c.barbi@hi.org

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