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Madagascar : « Nous sommes très inquiets pour les habitants du Nord Est du pays »

Urgence
Madagaskar

Le cyclone Enawo a atteint Madagascar mardi soir et traverse actuellement le pays. L’ampleur des dommages est encore inconnue, mais les régions du nord Est, frappées la nuit dernière, pourrait concentrer d’importantes destructions. Près de 600 000 personnes pourraient souffrir des conséquences des vents violents (plus de 120 km/h) qui se sont abattus sur les habitations et les champs. Les équipes de Handicap International, déjà présentes sur certaines zones, se rendront sur les lieux les plus impactés dès que les conditions le permettront. 

Photo d'archive du cyclone Haruna / février 2013

Photo d'archive du cyclone Haruna / février 2013 | © Handicap International

•    Le cyclone Enawo a atteint Madagascar en fin de journée mardi 7 février. Il a diminué d’intensité et il est désormais classé comme tempête tropicale avec des vents avoisinant les 100 km/h. La moitié nord du pays est placée en alerte rouge par le Département de météorologie de Madagascar, ce qui implique une cessation totale des activités.

•    Les populations des districts d’Alaotra Mangoro, Analanjirofo, Sava et Sofia (Nord Est du pays), soit près de 600 000 personnes sont particulièrement exposées à la tempête tropicale (vents violents et risques d’inondations). La plupart des habitants vivent dans des maisons traditionnelles très sommaires (torchis et bois), peu résistantes face à ces conditions extrêmes. 

•    Mercredi 8 février, en milieu de journée, les informations sur l’étendue des dégâts étaient encore très parcellaires, compte tenu de la difficulté de communiquer avec les régions affectées. « Pendant la saison des pluies, il est généralement impossible d’atteindre ces régions par voie terrestre. Il faut emprunter les voies maritimes ou aériennes pour s’y rendre, explique Xavier Duvauchelle, responsable des programmes pour l’Afrique de l’Est et du Sud. Nous sommes particulièrement inquiets pour les familles qui vivent dans des conditions très précaires, et qui peuvent se retrouver sans toit et sans ressources après le passage d’un cyclone ». 

•    Enawo est arrivé ce mercredi 8 février sur Tananarive, la capitale malgache, où la population est tout aussi vulnérable. « Il faut se souvenir qu’il y a deux ans, une tempête tropicale qui avait frappé Tananarive avait fait 100 000 sinistrés et 40 000 déplacés, rappelle Xavier Duvauchelle. Nous devons donc être prêts à apporter l’aide nécessaire aux familles affectées comme nous y avions contribué à l’époque ».

•    Les équipes de Handicap International à Madagascar sont formées à la réponse aux urgences. Elles se tiennent donc prêtes à se rendre dans les zones affectées pour évaluer les besoins des populations. « Nous disposons de stocks de contingence qui nous permettront d’effectuer des distributions de kits de cuisines, de bâches ou encore de béquilles, fauteuils roulants… de manière à permettre aux familles qui ont tout perdu de pouvoir faire face à cette situation », explique Xavier Duvauchelle. 

« Nous sommes très préoccupés par le sort des enfants bénéficiaires de notre projet Education, mené dans les régions de Diana,  Analanjirofo et Atsinanana. C’est un projet destiné à faciliter l’accès des enfants vulnérables à l’école. Parmi eux,  plusieurs centaines d’enfants handicapés sont concernés. Nous soutenons ainsi une quarantaine d’écoles, souligne Xavier Duvauchelle. Dès que la situation le permettra, nous nous rendrons auprès de ces bénéficiaires pour leur apporter l’aide nécessaire, en les orientant vers des services de soins ou en leur distribuant des kits cuisine ou des aides à la marche. Et nous envisageons également d’apporter un soutien aux écoles, si les bâtiments étaient affectés par le cyclone. »

Handicap International à Madagascar 

Handicap International est présente à Madagascar depuis 1986. Forte d’une équipe de presque 100 salariés, l’association lutte contre les maladies invalidantes comme la filariose lymphatique. Elle intervient en milieu carcéral pour améliorer les conditions de vie des détenus. Handicap International mène aussi un programme de santé maternelle et infantile pour réduire la mortalité des mères et des nouveau-nés. L’association s’emploie également à promouvoir les droits et l’inclusion des personnes handicapées en renforçant les associations qui les représentent. Handicap International développe aussi des actions pour l’accès à l’éducation des enfants exclus du système scolaire.
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