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Ouragan Matthew : « L’accès aux populations affectées, notre priorité absolue »

Urgence
Haïti

Les équipes de Handicap International déjà présentes en Haïti sont à pied d’œuvre pour évaluer les dégâts et les besoins essentiels des populations affectées. Une équipe de renfort arrivera en Haïti demain à 18h (heure locale) pour organiser la réponse et faciliter l’accès des organisations humanitaires aux zones les plus durement touchées par l’Ouragan Matthew.

Audrey Lecomte (3e à partir de la gauche), coordinatrice de l'équipe Handicap International avant le départ

Audrey Lecomte (3e à partir de la gauche), coordinatrice de l'équipe Handicap International avant le départ | © B. Almeras / Handicap International

Interview avec Audrey Lecomte, coordinatrice de l'équipe, avant son départ.

 

Audrey, quelle est la situation en Haïti ?

Elle est très difficile à évaluer pour le moment, très peu d’informations nous remontent des zones les plus touchées. La plupart des organisations humanitaires n’ont pas pu avoir accès aux zones côtières, celles qui étaient directement sur la trajectoire de l’ouragan.

L’axe principal, la route Nationale 2, est coupé au niveau de Petit Goâve. Enfin les réseaux de télécommunication sont extrêmement perturbés.

Quels vont être les axes d’intervention de Handicap International ?

Notre premier axe d’intervention est d’abord d’évaluer les besoins sur place, particulièrement pour les familles qui auront été touchées par l’ouragan. A Port-au-Prince, des équipes de Handicap International sont déjà en train d’évaluer les conséquences de l’ouragan des populations déplacées suite au séisme de 2010 et qui vivent encore dans des camps à proximité de la ville.

Notre deuxième axe est de faciliter l’accès aux zones et aux populations affectées. C’est une priorité absolue pour l’ensemble des acteurs humanitaires pour les jours à venir. Compte-tenu de notre savoir-faire, des agences des Nations unies ont fait appel à notre association pour leur apporter un appui logistique.

Quelles sont les conséquences sur la vie des Haïtiens à la suite de la catastrophe ?

Il y a des conséquences à traiter le plus rapidement possible : La prise en charge rapide des personnes blessées avec des soins de réadaptation physique ; l’accès à l’eau potable, l’accès à un abri sont également des besoins essentiels auxquels il faut apporter une réponse immédiate.

Suite aux inondations, il y a aussi des risques à plus long terme : les champs ont été détruits, une bonne partie de la population risque d’être privée de moyens de subsistance. L’eau stagnante comporte un risque de propagation d’épidémies : le choléra et la dengue, des maladies déjà très présentes en Haïti, risquent de connaître une nouvelle flambée.

Il faudra s’assurer que les populations affectées reçoivent rapidement de l’aide alimentaire et de quoi se prémunir de ces maladies, des médicaments, des moustiquaires, des sels de réhydrations orales.

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