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Ouragan Matthew : « la ville entière a été balayée »

Urgence
Haïti

Je vis à Caracolie, un quartier de la ville de Jérémie. Quand tu es sur les hauteurs de la ville, tu vois tout car la ville entière a été détruite. La ville est nue, le paysage est complètement désolé… c’est la première fois que je vois cela, je peux à peine y croire !

Zone ravagée dans le sud de Haïti.

©P.Thieler / Handicap International | Zone ravagée dans le sud de Haïti.

Près d’une semaine après le passage de l’ouragan Matthew, la situation en Haïti reste particulièrement alarmante. Une partie du territoire haïtien a été dévastée, des milliers de maisons détruites. Selon les Nations unies, environ 2,1 millions de personnes sont affectées et près de 13% de la population haïtienne a toujours besoin d’une assistance immédiate. Romel, un jeune habitant de Jérémie, témoigne pour Handicap International.

Chef-lieu de la province de Grand’Anse, Jérémie est une des villes d’Haïti qui a été le plus durement touchée par le passage de l’ouragan Matthew. Romel, un jeune Haïtien d’une trentaine d’année, nous décrit sa ville aujourd’hui.

« Je vis à Caracolie, un quartier de la ville de Jérémie. Quand tu es sur les hauteurs de la ville, tu vois tout car la ville entière a été détruite. La ville est nue, le paysage est complètement désolé… c’est la première fois que je vois cela, je peux à peine y croire. La majorité des arbres sont à terre, seules les rares maisons en béton ont résisté à la force du vent. Les bâtiments d’architecture coloniale sont eux complètement démolis. 
Dans les rues, on marche sur les ordures, dans la boue. Les centres de santé ne sont plus fonctionnels. Il n’y a que l’Hôpital général, le plus grand centre hospitalier de la ville, à pouvoir accueillir des blessés même s’il est endommagé.

La communication par téléphone n’est revenue que vendredi soir. Il n’y a qu’un seul réseau qui fonctionne et il marche très mal. Par contre, nous n’avons toujours pas d’électricité, le service de la ville n’est pas rétabli. Certaines personnes essaient de s’en sortir grâce à des générateurs ou à des panneaux solaires.  

Les stations d’essence ne peuvent pas fonctionner car elles sont inondées de boue et d’eaux sales. Un marché noir se met déjà en place. Un gallon d’essence (environ 3,78 l) qui se vendait à 195 gourdes (2,74 €) se négocie actuellement à 500 gourdes (7,02 €) et on ne le trouve même pas. 

Et je me demande quand l’école pourra rouvrir car toutes les écoles en bois sont tombées. Celles qui ne le sont pas servent d’abris provisoires pour les personnes sinistrées.

Demain, je monte à la campagne rendre visite à ma famille. Selon les nouvelles, là-haut la situation est pire qu’en ville. »

Présente en Haïti depuis 2008, Handicap International va se déployer dans les provinces du Sud-ouest et du Nord-ouest de l’île pour venir en aide aux populations affectées par le passage de l’ouragan Matthew. Ses équipes présentes lors de la catastrophe et les renforts spécialistes de l’urgence se mobilisent  pour apporter une assistance immédiate aux plus vulnérables. Leurs priorités : favoriser l’acheminement de l’aide vers les personnes les plus fragiles, proposer des soins de réadaptation aux blessés et un soutien psychosocial aux personnes traumatisées. Des distributions de bâches et cordes devraient également être organisées pour permettre aux familles de constituer des abris. Des kits de cuisine, des tablettes de purification d’eau, ainsi que des aides spécifiques comme des béquilles ou des déambulateurs doivent compléter ce dispositif.

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