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Toute utilisation de sous-munitions doit être condamnée

Mines et autres armes

La conférence sur les armes à sous-munitions s’est achevée hier à Genève. Les Etats parties ont adopté une déclaration politique forte qui réaffirme un impératif, celui de condamner systématiquement toute utilisation d’armes à sous-munitions. Ces armes barbares ont été employées de façon intense et répétée au Yémen et en Syrie depuis début 2015.

Cette déclaration montre la détermination des Etats parties à faire de la Convention d’Oslo qui interdit les armes à sous-munitions une norme internationale incontournable. « Nous ne devons montrer aucune tolérance à l’égard de ces armes barbares. Nos observations sur le terrain ont montré combien elles étaient dangereuses pour les civils à court et long termes », affirme Anne Héry, directrice du plaidoyer à Handicap International.

Selon le rapport 2016 de L’Observatoire des sous-munitions, 97 % des victimes des armes à sous-munitions sont des civils. Ces armes tuent, blessent, mutilent et provoquent des traumatismes psychologiques lourds. De plus, jusqu’à 40 % de ces armes n’explosent pas à l’impact : des zones entières deviennent alors inhabitables, ce qui entrave la reprise de la vie sociale et économique et force les populations à se déplacer. Ces restes explosifs constituent une menace pour les civils parfois des dizaines d’années après un conflit.

La conférence de Genève a été suivie par plus de 80 délégations d’Etats du 5 au 7 septembre 2016. La Convention d’Oslo qui interdit l’emploi, la production, le transfert et le stockage des armes à sous-munitions dans le monde[1] a été ratifié ou signé par 119 Etats. Lors de la conférence, Madagascar, la Namibie et le Nigéria qui sont déjà Etats signataires ont annoncé qu’ils ratifieraient la Convention d’Oslo dans les prochains mois.

 
[1] Le rapport annuel 2016 de l’Observatoire des sous-munitions, dont Handicap International assure la coordination avec trois autres ONG, est le septième de ce genre. Il couvre les développements mondiaux enregistrés en matière de politique d'interdiction, d’utilisation, de production, de commerce et de stockage des sous-munitions. Il fournit des informations sur la contamination par ces armes, la dépollution et l'assistance aux victimes. Le rapport examine les activités de janvier 2015 au premier semestre 2016. 

 

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[2] La Convention d’Ottawa interdit l'acquisition, la production, le stockage et l'utilisation des mines antipersonnel. La Convention a été ouverte à signature le 3 décembre 1997. Elle est entrée en vigueur le 1er mars 1999. 162 sont Etats parties à la Convention. 1 Etat en est signataire.