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Mossoul : Plus de 75 000 nouveaux déplacés en un mois

La ville de Mossoul est le théâtre d’affrontements intenses depuis octobre 2016. Plusieurs centaines de milliers de civils sont pris au piège des combats, des centaines de milliers d’autres ont déjà quitté la ville. Depuis le mois dernier, près de 100 000  personnes supplémentaires sont parvenues à fuir. Les équipes de Handicap International apportent leur assistance aux victimes dans les zones de déplacements et dans les hôpitaux.

Mosul_Hasansham camp

Des personnes déplacées dans le camp de Hasansham | © E. Fourt / Handicap International

« Cela fait six mois que les opérations pour reprendre la ville de Mossoul ont commencé », explique Maud Bellon, coordinatrice pour la réponse d’urgence de l’association. « Mais depuis février, les besoins humanitaires se sont accrus. Les mouvements de population se sont considérablement accélérés lorsque les affrontements ont atteint les zones les plus peuplées de la ville.» Plus d’un tiers des personnes déplacées par les combats à Mossoul ont fui au cours des quatre dernières semaines. 

Une forte augmentation du nombre de blessés

« Les habitants de la ville font face à des risques énormes. Mais la fuite représente également un danger considérable pour eux », explique Maud Bellon. « Depuis le début de l’opération sur l’ouest de Mossoul, plusieurs centaines de personnes ont été prises en charge, près des lignes de front, pour des blessures liées au conflit. Beaucoup d’entre elles ont été touchées lorsqu’elles tentaient de quitter la ville. » En parallèle de leur intervention dans les camps de déplacés, les équipes de l’association travaillent dans plusieurs hôpitaux pour venir en aide à ces blessés, avec des séances de kinésithérapie et de soutien psychologique.

Des conditions très difficiles au sein de la ville

On estime que près de 750 000 personnes se trouvent encore à l’intérieur de Mossoul, où la situation humanitaire est également critique. « Beaucoup des civils qui ont réussi à fuir évoquent des conditions désastreuses dans la ville. Ils parlent notamment du manque de nourriture, de gaz, d’eau potable et de services de santé », ajoute la coordinatrice de l’association.  « Nous sommes particulièrement préoccupés par le sort de ces habitants, auxquels nous n’aurons pas accès, tant que les combats dureront ».  

Des retours à hauts risques pour les déplacés

Autre source de préoccupation: le nombre de familles retournant dans leurs zones d’origine lorsque les combats prennent fin. « Plus de 300 000 personnes ont fui Mossoul depuis octobre dernier, mais près de 70 000 d’entre elles sont déjà rentrées chez elles. Des restes explosifs de guerre et autres engins explosifs improvisés jonchent les rues et les maisons qui ont été laissées à l’abandon, lorsque celles-ci n’ont pas été détruites lors des combats. Le danger est donc encore présent. » Au cours des dernières semaines, Handicap International a renforcé ses activités d’éducation aux risques, pour que les civils puissent prévenir ces dangers et sachent comment réagir lorsqu’ils y sont confrontés.

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[1] IOM = International Organization for Migration