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« C’est en prenant mon fils dans mes bras, que j’ai compris. » Firas, 8 ans

Réadaptation Urgence
Syrie

Firas a 8 ans. Cet été, il a été gravement blessé lors d’un bombardement en Syrie. Désormais paralysé, il ne peut plus se rendre à l’école ou réaliser des tâches simples. Handicap International assiste Firas à travers des sessions de réadaptation, dans le but de lui faire retrouver sa mobilité. L’association est en mesure d’apporter son aide à la population grâce au soutien du service de la Commission européenne chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile (ECHO) et de son partenaire local, en Syrie.

Firas, lors d’une session de réadaptation.

Firas, lors d’une session de réadaptation. | © Handicap International

C’est en juillet de cette année que la vie de Firas a été bouleversée. Le petit garçon était chez lui, quand son quartier a été touché par un bombardement. Sa mère, qui l’accompagne aujourd’hui pour une nouvelle séance de kinésithérapie, raconte : « Je m’en rappelle comme si c’était hier. C’était un jour d’été, en fin de matinée. J’ai entendu le bruit d’un avion et j’ai immédiatement appelé mes enfants. Avec le temps, nous avions pris l’habitude de nous réfugier dans notre cave, dès que nous entendions un avion approcher dans le ciel. »

« À peine avais-je commencé à crier, que le bombardement a commencé sur un immeuble, de l’autre côté de la rue. J’ai pris mes deux filles dans mes bras et j’ai intimé Firas de courir avec nous vers la cave. Mon fils m’a dit qu’il ne pouvait pas bouger. J’ai pensé qu’il était paralysé par la peur et j’ai accouru vers lui, pour le porter aussi. C’est en le prenant dans mes bras que j’ai senti un liquide, encore chaud, couler dans le bas de son dos. J’ai compris qu’il saignait et je me suis mise à crier pour que quelqu’un nous vienne en aide. Des ambulances sont arrivées et mon fils a été transporté à l’hôpital. Les médecins ont tenté, dans un premier temps, de stopper le saignement. La blessure de Firas était si grave qu’il a ensuite été transféré dans un autre établissement de santé pour être opéré d’urgence. Il a dû rester dans cet hôpital un mois et demi avant de pouvoir rentrer à la maison. »

Depuis son accident, Firas ne peut plus marcher. « Je ne peux plus aller à l’école avec mes amis ou jouer au foot avec eux », dit-il tristement. Handicap International et un partenaire local souhaitent l’aider à retrouver sa mobilité et le rendre plus indépendant dans ses mouvements au quotidien. « Nous essayons de renforcer ses muscles, pour qu’il puisse être en mesure de se déplacer seul à nouveau », explique le kinésithérapeute pendant la session de réadaptation. Plus d’un million de personnes ont été blessées en Syrie depuis le début du conflit et plus de 11 millions de civils ont actuellement besoin de soins de santé.[1] Depuis 2013, Handicap International, avec l’appui de ses partenaires locaux, apporte son assistance à la population du pays.

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